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01 décembre 2006

pour une naissance sans violence

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« Il faut parler au bébé « son » langage. Le langage d’avant les mots. […] Il faut retrouver la langue universelle. Il faut parler d’amour.

Parler d’amour au nouveau-né ?

Eh oui. Parler d’amour. N’est-ce pas la langue que la nature parle toute entière ?

Pour se faire entendre du nouveau-né c’est le langage des amants qu’il faut parler.[…]

Ils ne parlent pas, ils se touchent. »

« C’est par les mains qu’on parle au bébé, qu’on communique avec lui.

Le toucher est le premier langage, celui qui précède l’ « autre », et de loin.

Voir et comprendre ne viendront qu’après « sentir ». Avec l’usage de la parole et de l’intelligence. […]

C’est un langage de peau à peau. De cette peau dont dérivent les autres organes des sens. Qui sont comme des fenêtres, qui sont des ouvertures dans ce mur de peau qui nous limite et nous sépare du monde. Des ouvertures au travers desquelles nous entrons en relation avec le « dehors ». La peau du nouveau-né a une intelligence, une sensibilité que nous ne pouvons pas soupçonner.[…]

Ces mains, que doivent-elles dire ? Ce que la mère, ce que l’utérus disait. Non pas l’utérus de la fin, l’utérus du travail, l’utérus furieux, celui qui expulsait, qui chassait. Mais l’utérus du début, des beaux jours.

Celui qui étreignait lentement, amoureusement. Celui qui embrassait. Celui qui n’était qu’amour.

C’est une relation amoureuse, sensuelle infiniment, qui a existé entre l’enfant et sa mère, entre l’utérus et sa proie.

C’est cela qu’il faut retrouver, donner à l’enfant comme un écho apaisant de ce qu’il a connu si longtemps. Qu’il vient soudain de perdre et dont l’absence l’affole.

Ce n’est ni une friction, ni une caresse. C’est un massage fort, appuyé, mais très lent. »

« Les mains peuvent aussi rester simplement immobiles. Au travers des mains qui le touchent,l’enfant sent tout : la nervosité ou le calme, la maladresse ou la sûreté, la tendresse ou la violence. Il sait si les mains l’aiment. Ou si elles sont distraites. Ou pire, si elles ne veulent pas de lui. Entre des mains attentives, aimantes, un enfant s’abandonne, s’ouvre. […]

En sorte qu’avant de s’animer pour suivre les vagues qui parcourent ce petit corps, il suffit de laisser les mains immobiles sur l’enfant. Des mains, non pas inertes, distraites, absentes, des mains qui sont ailleurs. Mais des mains attentives, vivantes, guettant, suivant le moindre frémissement de l’enfant. Des mains légères. Qui ne commandent pas. Qui ne demandent pas. Qui simplement sont là. Légères et lourdes de leur poids de tendresse. Et de silence. »

 

 

 

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